Le Vendée Globe
de la performance

Thomas Gavériaux est le CEO de TR Racing, un modèle unique, précurseur, novateur, d’écurie de course au large, qui a engagé, avec son partenaire principal Advens, 2 bateaux performants dans cette 10ème édition du Vendée Globe. Un pari technique et humain que les skippers Sam Goodchild et Thomas Ruyant, tout à leur partition propre, s’acharnent à concrétiser depuis 60 jours, avec cet objectif avoué de ramener à bon port et au meilleur classement possible leur VULNERABLE respectif, patronyme unique pour chacun des deux bateaux, en soutien d’une campagne là encore novatrice destinée à casser les codes sur la vulnérabilité. Tout au suivi millimétré de ses deux « poulains », Gavériaux demeure aussi un observateur pertinent d’un tour du monde placé sous le double sceau de la performance technique et sportive, mais aussi de la fiabilité et de la maitrise des composantes technologiques, météorologiques et scientifiques de cette course unique, en solitaire et sans escale. Réflexions :

Cruel et impitoyable Vendée Globe !
« Le premier sentiment, à quelques jours de l’arrivée des vainqueurs, porte sur la dureté, voire, la cruauté de la course. Et on pense là aux abandons du tenant du titre, Yannick Bestaven (Maitre Coq), ou de postulants aux accessits comme Maxime Sorel (V and B- Monbana – Mayenne) ou Louis Burton (Bureau Vallée). Avec pour l’heure seulement 5 abandons sur 40 engagés, c’est aussi le professionnalisme, la maitrise et l’expertise des équipes qui doivent être louées. La Classe IMOCA a indéniablement fait un bond en la matière. »

Des gains journaliers considérables
« Je retiens aussi la belle maitrise par les skippers des outils d’analyses météos qui, couplée avec l’efficacité des nouvelles carènes, permettent désormais aux solitaires de jouer longtemps sur l’avant des système météos. La vitesse des IMOCAs permet véritablement aux marins de choisir leurs trajectoires efficaces, particulièrement dans les mers du Sud. On a ainsi vu Thomas, mais aussi d’autres, cavaler durant plus de deux jours à l’avant d’un front, pour des gains journaliers impressionnant, 600 milles et plus! »

Impressionnants marins !
« Et puisqu’on parle des marins, c’est naturellement le niveau de jeu qui a atteint cette année un sommet redoutable. En tactique, en stratégie, et en capacité à aller toujours vite, quelles que soient les allures, les matches à tous les échelons du classement sont d’une rare intensité. Ca bagarre à tous les étages, du duo pour la victoire, aux voiliers à dérives droites ou pour le gain des places d’honneur. On s’est ainsi souvent approché d’une intensité qui évoque la Solitaire du Figaro, avec des marins âpres au moindres gains, en marquage permanent, à l’affût du moindre coup à jouer, aussi insignifiant soit-il. On s’y attendait, au moins sur une certaine partie du parcours, pas forcément dans les mers du Sud, là ou Richomme, Dalin et Simon ont gardé cette philosophie. D’autres tel que Thomas Ruyant ou Sam Goodchild y entraient avec leur naturel, plus indépendant et le désir de se concentrer sur leurs propres routes. Résilience, dureté au mal, capacité à toujours rebondir, les marins du Vendée Globe ne cessent de nous impressionner. »

De nombreux enseignement techniques…
« Je suis en définitive très satisfait de nos choix de carène pour le VULNERABLE de Thomas. L’optimisation par les équipes de TRR de nos deux bateaux, le plan Verdier de Sam et le plan Koch-Finot Conq de Thomas, a été réussie et hormis des soucis de voiles, les carènes, formes de pont et systèmes nous ont donné entière satisfaction, magnifiées par la mise au point de nos équipes. Nos débriefings post Vendée s’annoncent riches d’enseignements. »

Fiers de nos marins…
« Sam se révèle véritablement en haute mer et en solitaire. Il partage avec Thomas cet amour du très grand large, dans la durée. Tous deux sont demeurés fidèles à leur philosophie de course, concentrés sur la marche et l’intégrité de leurs bateaux. Tous deux sont des athlètes du long cours, qui adorent le combat de près, et qui donneront tout jusqu’à la fin. »

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Compétition

Le Vendée Globe
de la performance

Thomas Gavériaux est le CEO de TR Racing, un modèle unique, précurseur, novateur, d’écurie de course au large, qui a engagé, avec son partenaire principal Advens, 2 bateaux performants dans cette 10ème édition du Vendée Globe. Un pari technique et humain que les skippers Sam Goodchild et Thomas Ruyant, tout à leur partition propre, s’acharnent à concrétiser depuis 60 jours, avec cet objectif avoué de ramener à bon port et au meilleur classement possible leur VULNERABLE respectif, patronyme unique pour chacun des deux bateaux, en soutien d’une campagne là encore novatrice destinée à casser les codes sur la vulnérabilité. Tout au suivi millimétré de ses deux « poulains », Gavériaux demeure aussi un observateur pertinent d’un tour du monde placé sous le double sceau de la performance technique et sportive, mais aussi de la fiabilité et de la maitrise des composantes technologiques, météorologiques et scientifiques de cette course unique, en solitaire et sans escale. Réflexions :

Cruel et impitoyable Vendée Globe !
« Le premier sentiment, à quelques jours de l’arrivée des vainqueurs, porte sur la dureté, voire, la cruauté de la course. Et on pense là aux abandons du tenant du titre, Yannick Bestaven (Maitre Coq), ou de postulants aux accessits comme Maxime Sorel (V and B- Monbana – Mayenne) ou Louis Burton (Bureau Vallée). Avec pour l’heure seulement 5 abandons sur 40 engagés, c’est aussi le professionnalisme, la maitrise et l’expertise des équipes qui doivent être louées. La Classe IMOCA a indéniablement fait un bond en la matière. »

Des gains journaliers considérables
« Je retiens aussi la belle maitrise par les skippers des outils d’analyses météos qui, couplée avec l’efficacité des nouvelles carènes, permettent désormais aux solitaires de jouer longtemps sur l’avant des système météos. La vitesse des IMOCAs permet véritablement aux marins de choisir leurs trajectoires efficaces, particulièrement dans les mers du Sud. On a ainsi vu Thomas, mais aussi d’autres, cavaler durant plus de deux jours à l’avant d’un front, pour des gains journaliers impressionnant, 600 milles et plus! »

Impressionnants marins !
« Et puisqu’on parle des marins, c’est naturellement le niveau de jeu qui a atteint cette année un sommet redoutable. En tactique, en stratégie, et en capacité à aller toujours vite, quelles que soient les allures, les matches à tous les échelons du classement sont d’une rare intensité. Ca bagarre à tous les étages, du duo pour la victoire, aux voiliers à dérives droites ou pour le gain des places d’honneur. On s’est ainsi souvent approché d’une intensité qui évoque la Solitaire du Figaro, avec des marins âpres au moindres gains, en marquage permanent, à l’affût du moindre coup à jouer, aussi insignifiant soit-il. On s’y attendait, au moins sur une certaine partie du parcours, pas forcément dans les mers du Sud, là ou Richomme, Dalin et Simon ont gardé cette philosophie. D’autres tel que Thomas Ruyant ou Sam Goodchild y entraient avec leur naturel, plus indépendant et le désir de se concentrer sur leurs propres routes. Résilience, dureté au mal, capacité à toujours rebondir, les marins du Vendée Globe ne cessent de nous impressionner. »

De nombreux enseignement techniques…
« Je suis en définitive très satisfait de nos choix de carène pour le VULNERABLE de Thomas. L’optimisation par les équipes de TRR de nos deux bateaux, le plan Verdier de Sam et le plan Koch-Finot Conq de Thomas, a été réussie et hormis des soucis de voiles, les carènes, formes de pont et systèmes nous ont donné entière satisfaction, magnifiées par la mise au point de nos équipes. Nos débriefings post Vendée s’annoncent riches d’enseignements. »

Fiers de nos marins…
« Sam se révèle véritablement en haute mer et en solitaire. Il partage avec Thomas cet amour du très grand large, dans la durée. Tous deux sont demeurés fidèles à leur philosophie de course, concentrés sur la marche et l’intégrité de leurs bateaux. Tous deux sont des athlètes du long cours, qui adorent le combat de près, et qui donneront tout jusqu’à la fin. »

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