Jour 7 -
Transat Café l'Or

Un alizé version dilettante….

En parant hier matin la marque de passage obligée de Fuenteventura, dans l’est de l’archipel des Canaries, les IMOCAs en tête de la Transat Café L’Or sont entrés de plain-pied dans un régime de vents portants, chauds, plutôt réguliers, connus depuis le 18ème siècle sous le nom d’ »alizés ». De leur virulence, de leur tonicité dépendra le sort final de cette formidable empoignade entre ces monocoques à grands foils, supports du Vendée Globe. Charal, au duo Beyou – Lagravière démontre ce dont ces voiliers taillés pour le portant sont capables dans ces conditions. Il s’est emparé en vitesse pure de la tête de course face au très méritant duo Italo/américano – Britannique d’11th Hour, Francesca Clapcich et Will Harris, incapables de tenir la cadence.

Peu de concurrents soutiennent à vrai dire le rythme imposé par le voilier noir et rouge, et les écarts, si ténus et de l’ordre d’une dizaine de milles lors de la traversée de la dorsale alanguie entre Madère et Canaries, ont considérablement enflé ces dernières heures. Arnaud Boissière et Benjamin Dutreux (La Mie câline), toujours pointés 8èmes, déplorent à présent plus de 125 milles de débours au terme de ce 7ème jour de course. Allagrande Mapei s’inscrit aussi, hélas, dans la liste des « victimes » de cette brutal accélération du leader. Les bords de vent arrière tirés hier toute la journée pour demeurer dans la bonne veine alizéenne ne se sont guère avérés gratifiant en progression vers l’ouest, et le duo Beccaria – Ruyant, classé 5ème,  compte ce matin 75 milles de retard sur le leader et plus de 30 sur son prédécesseur immédiat, Teamwork Team Snef au duo Helvético-Français Mettraux – Macaire. Cet enchainement d’empannages va se poursuivre toute la journée en direction des îles du Cap Vert.

La route directe vers les Antilles est actuellement bloquée par une dorsale anticyclonique et les duos doivent se contenter de cet alizé Mauritanien bien loin de la tonicité attendue des flux Atlantique. Ils évoluent en effet dans 12 à 14 noeuds de vent. Thomas et Ambrogio en souhaiteraient à l’évidence au moins le double de puissance pour tirer le meilleur parti de leur plan Koch-Finot Conq.

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Transat Café l'Or

Un alizé version dilettante….

En parant hier matin la marque de passage obligée de Fuenteventura, dans l’est de l’archipel des Canaries, les IMOCAs en tête de la Transat Café L’Or sont entrés de plain-pied dans un régime de vents portants, chauds, plutôt réguliers, connus depuis le 18ème siècle sous le nom d’ »alizés ». De leur virulence, de leur tonicité dépendra le sort final de cette formidable empoignade entre ces monocoques à grands foils, supports du Vendée Globe. Charal, au duo Beyou – Lagravière démontre ce dont ces voiliers taillés pour le portant sont capables dans ces conditions. Il s’est emparé en vitesse pure de la tête de course face au très méritant duo Italo/américano – Britannique d’11th Hour, Francesca Clapcich et Will Harris, incapables de tenir la cadence.

Peu de concurrents soutiennent à vrai dire le rythme imposé par le voilier noir et rouge, et les écarts, si ténus et de l’ordre d’une dizaine de milles lors de la traversée de la dorsale alanguie entre Madère et Canaries, ont considérablement enflé ces dernières heures. Arnaud Boissière et Benjamin Dutreux (La Mie câline), toujours pointés 8èmes, déplorent à présent plus de 125 milles de débours au terme de ce 7ème jour de course. Allagrande Mapei s’inscrit aussi, hélas, dans la liste des « victimes » de cette brutal accélération du leader. Les bords de vent arrière tirés hier toute la journée pour demeurer dans la bonne veine alizéenne ne se sont guère avérés gratifiant en progression vers l’ouest, et le duo Beccaria – Ruyant, classé 5ème,  compte ce matin 75 milles de retard sur le leader et plus de 30 sur son prédécesseur immédiat, Teamwork Team Snef au duo Helvético-Français Mettraux – Macaire. Cet enchainement d’empannages va se poursuivre toute la journée en direction des îles du Cap Vert.

La route directe vers les Antilles est actuellement bloquée par une dorsale anticyclonique et les duos doivent se contenter de cet alizé Mauritanien bien loin de la tonicité attendue des flux Atlantique. Ils évoluent en effet dans 12 à 14 noeuds de vent. Thomas et Ambrogio en souhaiteraient à l’évidence au moins le double de puissance pour tirer le meilleur parti de leur plan Koch-Finot Conq.

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