TORE : Un retour et des promesses

Thomas Ruyant, arrivé samedi dernier à Cartagena, terme du Leg 2 de The Ocean Race Europe 2025, prend le temps de débriefer avec l’équipage d’Allagrande Mapei, les nombreuses tribulations qui ont scandé les 1 500 milles qui séparent Portsmouth du grand port touristique de la Murcie. Prises de risque, pas toujours couronnées de succès mais aussi une entrée réussie en Méditerranée, marquée par un fantastique run en mer d’Alboran, et un retour victorieux face à Malizia, pour un gain méritoire de la 4ème place. Thomas, Ambrogio, Manon et Morgan tirent tous les enseignements d’une étape à rebondissement, qui marque leur véritable entrée dans ce tour de l’Europe en Imoca et en équipage après leur déconvenue de Kiel. 60% des points de l’épreuve restent encore à distribuer et l’équipage, fort d’un remaniement de son fonctionnement en mer, est plus que jamais d’attaque pour affronter cette Méditerranée estivale si difficile à décrypter.

Thomas Ruyant :

Retenir cette deuxième partie d’étape

« Nous avons commis quelques erreurs durant la première partie de course, avant le Fly-By de Matosinhos. Tout n’a pas été à jeter. On était dans le coup à Ouessant. On a su trouver la bonne vitesse dans des conditions de vent inégales. On a tenté des coups, qui n’ont pas payé. Mais nous préférons retenir la seconde partie de l’étape, à partir de Gibraltar. On avait le couteau entre les dents et on est parvenu à revenir puis à dépasser Malizia. Nous étions un moment à moins de 20 milles du podium. Dans un vent d’Ouest bien établi à l’entrée de la Méditerranée, sur mer parfaitement plate, toutes les conditions étaient réunies pour « voler ». On a tenu 34 à 35 noeuds de moyenne durant plusieurs heures, le tout à la barre ! Un pur bonheur. »

Vers un nouveau fonctionnement à bord

« Nous avons collégialement décidé de modifier un peu notre organisation à bord. Jusqu’à présent, nous fonctionnions par quart de deux.  Il y a une belle énergie à bord. A nous de mieux la canaliser. C’est pourquoi nous allons poursuivre la course sur la base d’un navigateur hors quart, avec un croisement des équipiers à tour de rôle sur le pont. Nous voulons consacrer plus de temps à la navigation. En gros, nous allons monter en puissance. »

Imprévisible Med

« Je suis plongé dans l’analyse du parcours vers Nice. La Méditerranée est imprévisible, pas toujours compréhensible, mais pas forcément totalement déventée, même en août. Elle réserve toujours d’incroyables renversements de situation. Il faudra être opportunistes et appliqués. »

J’apprécie de plus en plus la course en équipage

« Naviguer en équipage est à la fois plaisant et extrêmement riche en enseignements. D’abord parce que l’on apprend toujours de ses coéquipiers, et ensuite parce ce que l’on sollicite les bateaux à 100%, avec des réglages et des choix de voiles différents, en plus du temps passé à la barre. Je suis donc très heureux de cette The Ocean Race Europe, et me projetterai volontiers dans la version tour du monde de The Ocean Race. Je sais pour cela pouvoir m’appuyer sur un TR Racing extrêmement solide, ainsi que nous l’avons prouvé en rebondissant magistralement de nos déboires de la Course des Caps et du départ de Kiel. Techniquement, mais aussi logistiquement parlant, TR Racing, c’est du costaud ! Reste pour nous de trouver un ou des partenaires pour la période allant de 2026 à 2028. »

Direction Nice dès aujourd’hui… 

© Pierre Bouras

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TORE : Un retour et des promesses

Thomas Ruyant, arrivé samedi dernier à Cartagena, terme du Leg 2 de The Ocean Race Europe 2025, prend le temps de débriefer avec l’équipage d’Allagrande Mapei, les nombreuses tribulations qui ont scandé les 1 500 milles qui séparent Portsmouth du grand port touristique de la Murcie. Prises de risque, pas toujours couronnées de succès mais aussi une entrée réussie en Méditerranée, marquée par un fantastique run en mer d’Alboran, et un retour victorieux face à Malizia, pour un gain méritoire de la 4ème place. Thomas, Ambrogio, Manon et Morgan tirent tous les enseignements d’une étape à rebondissement, qui marque leur véritable entrée dans ce tour de l’Europe en Imoca et en équipage après leur déconvenue de Kiel. 60% des points de l’épreuve restent encore à distribuer et l’équipage, fort d’un remaniement de son fonctionnement en mer, est plus que jamais d’attaque pour affronter cette Méditerranée estivale si difficile à décrypter.

Thomas Ruyant :

Retenir cette deuxième partie d’étape

« Nous avons commis quelques erreurs durant la première partie de course, avant le Fly-By de Matosinhos. Tout n’a pas été à jeter. On était dans le coup à Ouessant. On a su trouver la bonne vitesse dans des conditions de vent inégales. On a tenté des coups, qui n’ont pas payé. Mais nous préférons retenir la seconde partie de l’étape, à partir de Gibraltar. On avait le couteau entre les dents et on est parvenu à revenir puis à dépasser Malizia. Nous étions un moment à moins de 20 milles du podium. Dans un vent d’Ouest bien établi à l’entrée de la Méditerranée, sur mer parfaitement plate, toutes les conditions étaient réunies pour « voler ». On a tenu 34 à 35 noeuds de moyenne durant plusieurs heures, le tout à la barre ! Un pur bonheur. »

Vers un nouveau fonctionnement à bord

« Nous avons collégialement décidé de modifier un peu notre organisation à bord. Jusqu’à présent, nous fonctionnions par quart de deux.  Il y a une belle énergie à bord. A nous de mieux la canaliser. C’est pourquoi nous allons poursuivre la course sur la base d’un navigateur hors quart, avec un croisement des équipiers à tour de rôle sur le pont. Nous voulons consacrer plus de temps à la navigation. En gros, nous allons monter en puissance. »

Imprévisible Med

« Je suis plongé dans l’analyse du parcours vers Nice. La Méditerranée est imprévisible, pas toujours compréhensible, mais pas forcément totalement déventée, même en août. Elle réserve toujours d’incroyables renversements de situation. Il faudra être opportunistes et appliqués. »

J’apprécie de plus en plus la course en équipage

« Naviguer en équipage est à la fois plaisant et extrêmement riche en enseignements. D’abord parce que l’on apprend toujours de ses coéquipiers, et ensuite parce ce que l’on sollicite les bateaux à 100%, avec des réglages et des choix de voiles différents, en plus du temps passé à la barre. Je suis donc très heureux de cette The Ocean Race Europe, et me projetterai volontiers dans la version tour du monde de The Ocean Race. Je sais pour cela pouvoir m’appuyer sur un TR Racing extrêmement solide, ainsi que nous l’avons prouvé en rebondissant magistralement de nos déboires de la Course des Caps et du départ de Kiel. Techniquement, mais aussi logistiquement parlant, TR Racing, c’est du costaud ! Reste pour nous de trouver un ou des partenaires pour la période allant de 2026 à 2028. »

Direction Nice dès aujourd’hui… 

© Pierre Bouras

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