Jour 62: The leader of the pack!

Sam Goodchild était, ce matin encore, pointé en 4ème position du Vendée Globe, en tête du pack de chasseurs, lancés loin en retrait des trois leaders de la course. Une position flatteuse pour le bizut de ce tour du monde, qui, à son corps défendant, tient la dragée haute aux grosses pointures de ce gruppetto.

Il résiste ainsi avec un entêtement « Churchillien » à Jérémie Beyou et son redoutable Charal, très véloce travers aux alizés qui prennent de plus en plus d’Est au gré de la remontée vers l’équateur, désormais éloigné d’environ une journée et demi de marche à cette allure. Sam et Jérémie commencent à cogiter sur la meilleure façon de traverser le Pot au Noir, apparemment peu actif en sa façade Ouest.

S’il refuse obstinément de se focaliser sur les classements, Sam porte plus que jamais toute son énergie à bichonner son VULNERABLE, fatigué à l’instar de tous ses adversaires, par plus de 20 000 milles d’intense navigation. La casse, il en est conscient, peut intervenir à tout moment, et la route des Sables est encore longue, « l’équivalent d’une grosse transat » souligne le Britannique, dont le bonheur d’être en mer, la fraicheur, la spontanéité et l’efficacité sur l’eau continuent d’impressionner.

Sam, cette nuit 💬:

1- Toujours au près? quelles sont tes conditions de navigation?

« On n’est plus tout à fait au près. On commence à tirer la barre. On accélère. C’est enfin un peu plus stable, dans l’alizé. On peut se reposer et bien manger. On a entre 15 et 17 noeuds de Nord Est. On accélère avec les foils. Il commence à faire chaud dans le bateau. »

2- Comment vois tu ton duel avec Charal?

« Charal va très vite. On le savait depuis nos entrainements en commun. Je pensais qu’il allait se barrer, mais il commence juste à accélérer. Mon enjeu est d’essayer de ne pas m’emballer à essayer de le suivre mais de ne pas me faire lâcher non plus. C’est toujours une question d’équilibre. Je reste dans ma zone de confort, en navigant propre. J’essaie de ne pas me faire rattraper par les autres. »

3- Marre du près?

« Pas forcément. Aujourd’hui, la mer est plate, et ça tape moins. C’est sympa. C’est stressant pour le bateau, car on recommence à aller vite. Il faut avoir confiance mais aussi garder l’oeil sur ce qui est fragilisé. »

4- Regardes tu déjà vers le pot au Noir et comment se présente t’il?

« Oui, je regarde et je commence à voir là où on doit viser pour traverser. Il faut anticiper. »

5- Toujours 4 ou 5 bateaux au contact après 20 000 milles parcourus! Incroyable?

« C’est intense. Je n’ai pas l’expérience du Vendée Globe, mais il y a du match depuis le départ. C’est intense et long, pas facile de trouver un équilibre. On sait que les soucis techniques arrivent vite. Il reste la longueur d’une transat classique à parcourir, tout peut arriver… »

6- Tu étais classé 4ème ce matin ; cela devient-il un objectif?

« Toujours pas! On me le demande tous les jours, mais je reste dans ma zone de confort, quel que soit le résultat final. »

7- Avec le retour de la chaleur, comment se passent ton sommeil et ton alimentation?

« Je n’ai aucun souci en alimentation. Le sommeil va mieux. La semaine dernière était difficile pour la récupération. Hier, j’ai pu faire trois siestes consécutives, sans alarme. On essaie de ventiler le bateau. J’ai un ventilateur qui me suit partout, pour pousser l’air chaud hors du bateau. »

8-  Crains tu la casse des derniers jours?

« Bien sûr. Je crains la casse depuis le début et encore plus maintenant. Il reste deux semaines, et la donne peut très vite changer. Je ne pousse pas trop le bateau. Je fais gaffe. J’ai une grosse pensée pour Thomas (Ruyant), qui vit des moments très frustrant. »

 

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Compétition

Jour 62: The leader of the pack!

Sam Goodchild était, ce matin encore, pointé en 4ème position du Vendée Globe, en tête du pack de chasseurs, lancés loin en retrait des trois leaders de la course. Une position flatteuse pour le bizut de ce tour du monde, qui, à son corps défendant, tient la dragée haute aux grosses pointures de ce gruppetto.

Il résiste ainsi avec un entêtement « Churchillien » à Jérémie Beyou et son redoutable Charal, très véloce travers aux alizés qui prennent de plus en plus d’Est au gré de la remontée vers l’équateur, désormais éloigné d’environ une journée et demi de marche à cette allure. Sam et Jérémie commencent à cogiter sur la meilleure façon de traverser le Pot au Noir, apparemment peu actif en sa façade Ouest.

S’il refuse obstinément de se focaliser sur les classements, Sam porte plus que jamais toute son énergie à bichonner son VULNERABLE, fatigué à l’instar de tous ses adversaires, par plus de 20 000 milles d’intense navigation. La casse, il en est conscient, peut intervenir à tout moment, et la route des Sables est encore longue, « l’équivalent d’une grosse transat » souligne le Britannique, dont le bonheur d’être en mer, la fraicheur, la spontanéité et l’efficacité sur l’eau continuent d’impressionner.

Sam, cette nuit 💬:

1- Toujours au près? quelles sont tes conditions de navigation?

« On n’est plus tout à fait au près. On commence à tirer la barre. On accélère. C’est enfin un peu plus stable, dans l’alizé. On peut se reposer et bien manger. On a entre 15 et 17 noeuds de Nord Est. On accélère avec les foils. Il commence à faire chaud dans le bateau. »

2- Comment vois tu ton duel avec Charal?

« Charal va très vite. On le savait depuis nos entrainements en commun. Je pensais qu’il allait se barrer, mais il commence juste à accélérer. Mon enjeu est d’essayer de ne pas m’emballer à essayer de le suivre mais de ne pas me faire lâcher non plus. C’est toujours une question d’équilibre. Je reste dans ma zone de confort, en navigant propre. J’essaie de ne pas me faire rattraper par les autres. »

3- Marre du près?

« Pas forcément. Aujourd’hui, la mer est plate, et ça tape moins. C’est sympa. C’est stressant pour le bateau, car on recommence à aller vite. Il faut avoir confiance mais aussi garder l’oeil sur ce qui est fragilisé. »

4- Regardes tu déjà vers le pot au Noir et comment se présente t’il?

« Oui, je regarde et je commence à voir là où on doit viser pour traverser. Il faut anticiper. »

5- Toujours 4 ou 5 bateaux au contact après 20 000 milles parcourus! Incroyable?

« C’est intense. Je n’ai pas l’expérience du Vendée Globe, mais il y a du match depuis le départ. C’est intense et long, pas facile de trouver un équilibre. On sait que les soucis techniques arrivent vite. Il reste la longueur d’une transat classique à parcourir, tout peut arriver… »

6- Tu étais classé 4ème ce matin ; cela devient-il un objectif?

« Toujours pas! On me le demande tous les jours, mais je reste dans ma zone de confort, quel que soit le résultat final. »

7- Avec le retour de la chaleur, comment se passent ton sommeil et ton alimentation?

« Je n’ai aucun souci en alimentation. Le sommeil va mieux. La semaine dernière était difficile pour la récupération. Hier, j’ai pu faire trois siestes consécutives, sans alarme. On essaie de ventiler le bateau. J’ai un ventilateur qui me suit partout, pour pousser l’air chaud hors du bateau. »

8-  Crains tu la casse des derniers jours?

« Bien sûr. Je crains la casse depuis le début et encore plus maintenant. Il reste deux semaines, et la donne peut très vite changer. Je ne pousse pas trop le bateau. Je fais gaffe. J’ai une grosse pensée pour Thomas (Ruyant), qui vit des moments très frustrant. »

 

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